Le poisson le plus moche du monde : le blobfish en 5 vérités surprenantes
Le blobfish est le poisson le plus moche du monde, mais seulement hors de l’eau.
- Élu animal le plus laid en 2013.
- Corps gélatineux d’environ 30 cm.
- Vit entre 600 et 1200 mètres de profondeur.
- Sa laideur vient de la décompression, pas de sa nature.
- Sous l’eau, il ressemble à un têtard dodu.
- Sa photo hors de l’eau a fait sa célébrité mondiale.
Le blobfish, poisson le plus moche du monde
Le blobfish cumule les particularités physiques qui lui valent sa réputation. Voici l’essentiel à retenir sur ce drôle de poisson des abysses.
- Famille Psychrolutidae : un groupe de poissons des grands fonds
- Nom scientifique : Psychrolutes marcidus
- Corps gélatineux : environ 30 cm de longueur
- Habitat profond : entre 600 et 1200 mètres sous la surface
- Élu animal le plus laid : sacre obtenu en 2013
Ce poisson vit dans des eaux où la lumière disparaît dès 200 mètres de profondeur. Son corps gélatineux, moins dense que l’eau, lui permet de flotter sans effort au-dessus du plancher océanique. La femelle peut pondre de 1000 à 100 000 œufs.
Sa drôle de tête, souvent montrée hors de l’eau, ne reflète pas son apparence réelle dans son milieu naturel. C’est justement ce décalage qui a fait sa célébrité mondiale.
À quoi ressemble réellement le blobfish

Le blobfish que tout le monde connaît, celui des mèmes et des vidéos virales, n’est pas vraiment un blobfish. C’est un poisson mort, remonté à la surface, dont le corps a subi un choc violent en quittant les profondeurs.
Dans son milieu naturel, entre 600 et 1200 mètres de fond, parfois jusqu’à 1000 à 1400 mètres selon les sources, la pression est environ 100 fois supérieure à celle de la surface. La lumière du jour, elle, disparaît dès 200 mètres. À cette profondeur, le blobfish est un animal tout à fait banal : une masse gélatineuse d’environ 30 cm, de densité inférieure à l’eau, qui flotte paisiblement au-dessus du plancher océanique sans avoir besoin de nager.
Sorti de l’eau, tout s’effondre. La décompression détend sa peau, déforme ses traits et fait apparaître ce gros nez mou qui a fait sa célébrité. Sa chair gélatineuse, conçue pour résister à une pression énorme, ne tient plus aucune forme. Le vrai visage du blobfish, celui qu’il arbore dans son habitat, ressemble davantage à un têtard dodu qu’à l’amas difforme qu’on voit partout.
Autrement dit, la laideur du blobfish n’existe pas sous l’eau : elle est le résultat d’un simple accident de décompression, pas d’une nature monstrueuse.
Pourquoi le blobfish est élu animal le plus laid
Le titre d’animal le plus laid du monde lui a été décerné par l’Ugly Animal Preservation Society, une organisation britannique qui défend les espèces mal aimées. Le principe est simple : plutôt que de protéger uniquement les animaux mignons, cette société met en avant ceux que personne ne trouve beaux. Le blobfish, avec sa tête molle et son air boudeur, s’est imposé comme le candidat idéal.
Ce qui a tout déclenché, c’est une photo prise hors de l’eau. Une fois remonté à la surface, le blobfish prend une apparence affaissée et grotesque qui contraste totalement avec son profil réel. Cette image a été partagée des millions de fois, devenant un véritable mème internet. Sa tête triste et son gros nez ont fait le tour des réseaux sociaux en quelques semaines.
Résultat : le blobfish est devenu une star virale malgré lui. On le retrouve sur des t-shirts, des peluches et des montages humoristiques. Ce succès inattendu a même servi sa cause : plus on parle de lui, plus on s’intéresse aux espèces abyssales méconnues qui partagent son habitat.
Le blobfish couronné poisson de l’année en Nouvelle-Zélande
L’organisation derrière ce titre inattendu
Le sacre du blobfish n’est pas sorti de nulle part. Il est porté par le Mountains to Sea Conservation Trust, une ONG néo-zélandaise spécialisée dans la protection des milieux aquatiques. L’idée est simple : profiter de la notoriété d’un poisson devenu star du web pour attirer l’attention sur des espèces souvent ignorées parce qu’elles ne sont pas belles. Un drôle de concours, mais un vrai outil de sensibilisation.
Le principe du vote repose sur quelques règles efficaces :
- Près de 300 voix d’avance pour le blobfish sur son dauphin
- Organisé par Mountains to Sea, un trust de conservation
- ONG néo-zélandaise à but non lucratif
- Vote de 2 semaines ouvert au grand public
Cette mécanique a transformé une simple plaisanterie en événement suivi par la presse internationale, jusqu’à des médias comme CNN.
Une victoire écrasante sur l’hoplostète orange
Le suspense n’a pas duré longtemps. Face au blobfish, son principal rival, l’hoplostète orange, un poisson rouge vif qui vit jusque vers 2000 mètres de profondeur, n’a pas pesé lourd. L’écart final, près de 300 voix, raconte à lui seul la popularité du blobfish auprès du public.
Ce qui rend cette victoire savoureuse, c’est le contraste : d’un côté un poisson méconnu, presque jamais observé vivant dans son milieu naturel, de l’autre un animal spectaculaire et coloré. Le vote a donc récompensé la notoriété, pas la beauté. Et pour le Mountains to Sea Conservation Trust, c’était exactement le but recherché.
Top des poissons les plus moches du monde
Le blobfish n’est pas le seul spécimen étrange des profondeurs. Voici une sélection de créatures marines dont l’apparence déroute autant qu’elle fascine.
| Nom du poisson | Particularité physique | Profondeur ou taille |
|---|---|---|
| Poisson-vipère | Dents longues et crochues | 30 cm |
| Poisson-lanterne | Organes lumineux sur le corps | 30 cm, vit vers 300 mètres |
| Baudroie abyssale | Leurre lumineux sur la tête | de 3 à 20 cm |
| Saint-Pierre | Tête massive et aplatie | Large de 30 à 80 cm, vit vers 400 mètres |
| Poisson-main tacheté | Nageoires en forme de doigts | 15 cm |
| Grandgousier-pélican | Gueule démesurée et translucide | de 50 à 75 cm |
| Poisson-loup | Dents broyeuses et tête large | 1 mètre |
| Cochon des mers | Corps rose et dodu | 5 kg |
Un bestiaire tout droit venu des abysses
Ces poissons partagent souvent les mêmes traits : une tête disproportionnée, des dents apparentes et une peau souvent translucide. Le poisson-lanterne, long de 30 cm, utilise la bioluminescence pour attirer ses proies vers 300 mètres de profondeur, tandis que la baudroie abyssale, qui ne dépasse pas 3 à 20 cm, agite son leurre lumineux pour piéger les imprudents.
D’autres misent sur la masse plutôt que la lumière. Le Saint-Pierre affiche une tête large de 30 à 80 cm et vit vers 400 mètres. Le poisson-loup, long d’1 mètre, est équipé de dents capables de broyer coquillages et crustacés. Le cochon des mers, quant à lui, doit son surnom à un corps rose et dodu pouvant peser 5 kg.
Des créatures aux allures improbables
Certaines espèces jouent dans une catégorie à part. Le poisson-main tacheté, long de 15 cm, se déplace sur le fond grâce à des nageoires qui ressemblent à des doigts. Le grandgousier-pélican, de 50 à 75 cm, ouvre une gueule immense et translucide pour engloutir ses proies. Mention spéciale pour le poisson-vipère, long de 30 cm, dont les crocs acérés lui valent une réputation de terreur miniature des fonds marins.
La beauté, on le voit, n’est pas le critère de survie dans les grands fonds. Ce qui compte, c’est la capacité à capturer, avaler et survivre, quitte à afficher une allure qui ferait fuir n’importe quel amateur d’aquarium.
